Et ma peau crisse et casse sur le verre glacé. La neige, disent-il et on n'voit que la crasse. Ca s'étale et s'installe et je récure mes ongles. D'interdiction de nettoyer des chiottes pour mieux espérer vendre de faux vêtements aux riches enfants. La tasmanie.
J'entend encore sa voix, d'enfant. L'odeur des tilleul. Mes tilleuls. Le Galion va fermer. On baisait dans les toilettes, comme des sauvages trop alcoolisés. Quelle folie. A la lueur blafarde je laisse les claques arriver, je me rappel du changement de température cuisant et du sang qui coule, je me rappel de l'odeur de pisse pendant qu'il me pénétrait sous acide. Je me rappel la main derrière mon crâne pour enfoncer son sexe dans ma gorge d'adolescente. Je me souviens l'odeur enfumé de leurs mains, leurs mots doux aux tympans, mes amours, mes haines. Je me rappel le son, toujours trop forts et les oreilles, je vacillais, je me revois tomber dans les bras d'inconnus, champignons qui étendaient trop fort leur araignés en peinture. Je tapais sur la réserve de papier chiotte et pourquoi n'étais-je pas capable de me tenir ? Le whisky entre mes dents et les garçons beaucoup plus vieux. Les cafés, les ongles noirs, les dents jaunies. La nuit moite et gelée. Mes gercures en filet. Héloise à Cahors, Héloïse qui avorte. Héloïse sur la table, qui a cesser de rire. Les parents vieux, malades, dont les corps les rongent. Les gens estampillés. Moi qui me perd, qui me perd. Leurs peau blafardes à tous. Lauranne beauté divine. Illustres inconnus dont l'image me droguait. Le sang dans la salle de maths, Pablo saute par la fenêtre, pablo monte sur la cuvette, Pablo s'enferme dans les toilettes, Pablo disparaît de la fête. Pablo est étendu tout seul, depuis des heures sur le pavé, tout seul, mon Pablo, mon ami. Je me suis penchée par la fenêtre, je me suis penchée à ma fenêtre, Angers, c'était pas si loin. T'as dis à Sophie que je faisais chier mes parents, que c'était bien. Sophie si mince et fragile, Sophie si triste.
Des croix en bois. Des croix en bois dans le lit si confortable de Pauline où je me réfugiais de ma folie, maman ne cessait de me téléphoner, encore et encore, j'avais peur. C'était juste, Oma qui mourrait, Oma qui était morte, et tout ce qu'elle répétait dans les derniers instants, qu'elle voulait retrouver Ian, qu'on la mette avec Ian, surtout. Dans la rue je te plaquais au mur, des insultes dans le lit, les baisers les plus violents du monde, peut-être juste pour essayer de ressentir, quelque chose. Je sens que ça monte, mais tout se bloque, ça n'explose jamais. La classe entière levait la main pour voter contre moi. La classe entière me répudiait ou se taisait. La classe entière n'était que des enfants, et je pensais déjà trop. Trop de respect. Trop de hurlements. Le chat est sourd, le chat a peur. Alonzo fait des tours de passe-passe entre les verres. La carte entre les dents, la cigarette à l'oreille. J'ai peur que vous mourriez. Je ne dis rien. Je ne regarde que moi dans le miroir. Ma peau. Mes veines. Mon ventre. Je ne veux personne avec moi. Ils me manquent tous. Je ne vois pas comment. Qui pourrait. Insurgée. Insoumise. Insomniac.
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