N'aie pas peur. Le labyrinthe est en marche.
N'aie pas peur.

21. C'est le nombre de fois où je me suis assise dans une salle de cinéma cette semaine.
Dix huit fois pour des longs.
Je vais l'écrire. Je vais m'y forcer. Parler des sièges rouges, des pellicules qui tournent sous mes yeux épuisés. De la neige.

N'aie pas peur. De l'exigence, j'ai oublié, ce dont les gens comme nous doivent s'armer. J'ai cru partir à ma guerre toute nue, comme ça, à reculons, et pour quoi faire, pourquoi faire, manges dors meurs.


 "-On fait tous ce chemin et c'est difficile
    oui
    fais au mieux margot
- D'accord.
-Comme ça, ça sera dur et ça fera douiller, mais au moins tu sauras que tu dois pas bouger."


Eolhc.

Courage donc ! esprit, pensées,
Cerveaux d’anxiétés rongés,
Coeurs malades, âmes blessées,
Vous qui priez, vous qui songez !

Ô générations ! courage !
Vous qui venez comme à regret,
Avec le bruit que fait l’orage
Dans les arbres de la forêt !

Douteurs errants sans but ni trêve,
Qui croyez, étendant la main,
Voir les formes de votre rêve
Dans les ténèbres du chemin !

Philosophes dont l’esprit souffre,
Et qui, pleins d’un effroi divin,
Vous cramponnez au bord du gouffre,
Pendus aux ronces du ravin !

Naufragés de tous les systèmes,
Qui de ce flot triste et vainqueur
Sortez tremblants et de vous-mêmes
N’avez sauvé que votre coeur !

Sages qui voyez l’aube éclore
Tous les matins parmi les fleurs,
Et qui revenez de l’aurore,
Trempés de célestes lueurs !

Lutteurs qui pour laver vos membres
Avant le jour êtes debout !
Rêveurs qui rêvez dans vos chambres,
L’oeil perdu dans l’ombre de tout !

Vous, hommes de persévérance,
Qui voulez toujours le bonheur,
Et tenez encor l’espérance,
Ce pan du manteau du Seigneur !

Chercheurs qu’une lampe accompagne !
Pasteurs armés de l’aiguillon !
Courage à tous sur la montagne !
Courage à tous dans le vallon !

Pourvu que chacun de vous suive
Un sentier ou bien un sillon ;
Que, flot sombre, il ait Dieu pour rive,
Et, nuage, pour aquilon ;

Pourvu qu’il ait sa foi qu’il garde,
Et qu’en sa joie ou sa douleur
Parfois doucement il regarde
Un enfant, un astre, une fleur ;

Pourvu qu’il sente, esclave ou libre,
Tenant à tout par un côté,
Vibrer en lui par quelque fibre
L’universelle humanité ;

Courage ! - Dans l’ombre et l’écume
Le but apparaîtra bientôt !
Le genre humain dans une brume,
C’est l’énigme et non pas le mot !

Assez de nuit et de tempête
A passé sur vos fronts penchés.
Levez les yeux ! levez la tête !
La lumière est là-haut ! marchez !

Hugo,  avec Héloïse.

Mais d'abord le repos. L'étude, l'examen. Le travail, l'argent. Embrasser les parents. Les faits qui nous rassure. L'hypnose. Et chaque jour de nouveau, écrire, ouvrir ces livres, le faire, pas juste y fantasmer. Je deviens dyslexique à force de parler.
Je vais couper mes cheveux très courts de nouveau, rien que pour vous faire mentir.
Si je n'essai pas, je vais m'ennuyer encore très longtemps puis il sera trop tard.
                              DIVE.  

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