Je suis saoule. Pirate skulls and bones. Môme me semble loin, sans me manquer.
Je n'arrête pas de toucher Chloé, c'est comme si c'était la seule que je peux toucher. Je meurs d'envie de sentir la garonne puante en seule à seule avec Hélo. Je ris avec G. Je ris aux éclats, je la laisse me maltraiter en publique, j'accentue le trait de la victime, en coulisses on tape des high five et elle me pousse dans les bras des garçons. De Rouen ville plus laide encore que Lorient je me retrouve à Paris, il pleut, j'ai mal aux pieds dans mes talons de cuir, les sacs trop lourds. Je suis frustrée de trop d'attente musicale et sportive. J'ai bu toute la journée et je dois raconter bien des bétises en vraie connasse, comme le coup de tête et ce superbe direct. Passant du coq à l'âne de ma stupidité. La veille je serrais les poignets de Tifanny, je ne sais rien d'elle mais je la laisse se coller à moi. ce doux milieu incandessant des filles, des jeunes femmes qui n'ont jamais trouvé leur semblabes que parmis les garçons. Nous voici toutes rassemblées dans des salles de sport. Je les laisse me toucher et je me surprend à me moquer avec elles. Nous n'avons plus besoin des hommes. Nous n'en avons jamais eu besoin. Je ris et je pleure devant le presque pas mauvais young adult, j'ai presque vraiment peur devant poltergeist, comme si spielberg avait posé la main sur mon épaule.
Je rêve que j'aime les femmes mais je ne vois pas comment je pourrais en laisser une seule me regarder entre les jambes. Je regarde le linge tourner en rond dans la machine du lavomatique en me demandant si j'ai gagné au loto. Je suis bourrée. je ne sais plus avec qui j'ai envie de coucher. J'ai envie de baiser c'est sûr, mais finalement peut-être pas avec n'importe qui. Je ne me rappel plus quand j'ai eu un premier baiser avec un garçon sans être saoule. Honnêtement ça doit remonter à la 4e. Je serre les mollets et les cuisses, je serre les mains. je touche les dos et les hanches. Toutes ces hormones que j'ai toujours haïs. Les voilà comme mes semblables les plus évident une fois sur les patins. Je croise inlassablement et j'accèlère, si l'accroche est bonne c'est parmis elle que je me sens détestée et aimée, comme un poisson dans l'eau. je me douche nue devant elles. Mes amies me manque d'un coup. Je rechausse les talons et remet une couche de liner. les kilos sont tombées et je retrouve forme humaine. je n'ai pas dû être aussi perdue depuis longtemps, mais je suis sur les rails. Et pas n'importe lesquels. On verra bien.

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