Laisses mon utérus tranquille. Laisse mon utérus tranquille, comme s'il avait besoin de toi pour exister, comme si son vide le rendait mort, comme si tu devais le remplir. Comme si mon utérus à remplir me définissait. Mais la terre est trop peuplée, ta société s'effondre et n'a plus de sens. Laisses moi tranquille crocodile. Je sers Eolch dans mes bras et elle est tout en os. Je dors dans le lit de S. absent et je me répète, dans ma tête en me déshabillant dans le froid "die or evolve". Et je m'endors.
L'alcool fonce à toute allure dans mes veines, brûle tout comme au premier jour. La sueur et les sourires inconnus dans ce petit milieu où ils ont grandit comme en famille. L'anglais si difficile à discerner dans le bruit fou. Le métal et les yeux bleus. L'alcool a tout consumé, ma mémoire écornée comme les vraies cartes aux trésor que papa m'aidait à brûler à la bougie. Mais entre les flash noirs et la musique très fortes me reste quelques goutte pures de la nuit. Beaucoup de sourires et de gestes si tendres, son sexe dur entre mes lèvres. Moi beaucoup plus saoule que lui. Ses décisions sages de punk contre ma déraison pathétique de fille de la pop. Dormir tête bêche et se réveiller aveugle. All I want for Christmas is TA GUEULE.
Toronto et les Français qui ne vont jamais qu'au Québec, mon anglais de pacotille qui m'empêche de comprendre à quel point cette série n'a jamais été drôle. Le trottoir gris, la walk of shame. Le baiser furtif dans le métro avant de t'en aller pour toujours. "Text me or something."
Voilà, je t'ai sorti de ma tête.
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