Avant j'écrivais sur les gens. Tous ces drames d'écolière, tous mes garçons maudits. J'ai rêvé de Simon l'autre nuit, entre autres. Il me malmenait. Je prenais un plaisir fou dans mon rôle de victime. Je me sentais comblée.
L'inconscient ce fils de pute. Dans mon rêve je visitais un appartement dans un château à Lorient alors que je devais étudier à Quimper. Enfin bref.
Je persiste dans mes délires d'enfants, je laisse l'imagination vagabonder là où je sais que la réalité n'ira jamais. Le monde dans lequel j'évolue chaque jour est terre à terre, assuré et rassurant. Dur et hilarant. Je peux me sentir un peu plus en décalage, plus fragile, plus folle chaque fois que je laisse mes pensées se formuler. J'essai de me concentrer, de penser à autre chose, de rationaliser, de me trouver des excuses ou de les combattre. Je me fais violence. Je finis toujours par baisser ma garde et évoquer pour moi même toutes ces choses que je ne devrais pas penser.
Là, tout de suite, maintenant, je me fais violence pour ne pas écrire sur. C'est comme si, chaque fois que je formulais à d'autres un de mes fantasmes (relativement) tordus, je le rendais un plus réel, je m'y confortais. Ce qui est quand même très con. Alors j'ai déjà partagé l'information avec deux personnes. Plus je parle ou écris pire c'est. Je regrette 90% de ce que je formule lorsque je suis saoule. Ca ne m'empêche pas de boire. Ha ha ha !
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