J'ai mal aux dents. Eohlc a raison, elle est triste cette photographie. J'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi triste de toute façon. Je ne sais jamais quand c'est terminé. Je ne sais pas partir tant qu'il est encore temps. Je laisse tout pourrir, je laisse tout flétrir, je vais jusqu'à piller, vos derniers bouts de peau, dernières intimités, j'en demande toujours plus, je vais jusqu'au dégout. Je détruis les châteaux de sable avec minutie, sans bruit et sans éclat, sans grand gestes, mais jusqu'au dernier grain. J'y reviens sans cesse. Vous jeter à la figure les souvenirs les plus enfouis. Pourtant tu l'a vu l'animal au fond de moi, c'est ce qui fait que tu y viens, c'est ce que tu viens chercher en me déshabillant, c'est ce que tu attend au fond de ma gorge, dans les mots comme dans la salive, c'est ce que vous voulez que je vous montre, vous l'avez vu roder, c'est celui qui vous chasse, se laisse mordre à l'occasion. Esquintés. Des corps calcinés. Des corps jeunes et calcinés. Les trous à l'estomac, le verre sous les doigts, la pluie qui perce, plus loin, plus profond, à vouloir se noyer d'ivresse, sans cesse. Et qui vous a donné ce droit d'hanter. Ectoplasme au rabais. Je coupe mes ongles, plus courts, de plus en plus. Courts.
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